La critique ***** du BBC magasine pour le disque du Quatuor Capriccio

« Ce quatuor, instruit et informé des pratiques historiques, privilégie le son sombre régulièrement réchauffé par du vibrato, un vibrato serré, presque à l’ancienne, qui me bouleverse et dont le son est limpide. »
« On trouve la valse capriccio moqueuse et sarcastique de Weinberg, interprétée de façon imaginative et acérée. »

Natasha Loges


Traduction complète


Ce programme intriguant explore le genre capriccio, à l’image de ce quatuor éponyme.
Et ce n’est pas seulement amusant et capricieux. Il combine Haydn et Mendelssohn, deux compositeurs incontournables, avec des personnalités moins connues, comme le compositeur actuel Robert Fokkens, le compositeur du 20ème siècle Mieczyslaw Weinberg, Eugene Ysaye « le roi du violon », et conclut avec le sextuor de Richard Strauss. 
Ce disque commence avec une interprétation élégante et pleine de caractère du quatuor n2 op 20 de Haydn. Le 2ème mouvement, sombre et dramatique « capriccio », est interprété avec des archets grinçants et un vibrato parcimonieux avant de se rejoindre dans une irrésistible mélodie. L’approche épurée convient particulièrement à la plaisanterie virtuose et amusante du dernier mouvement fugué. 
Le capriccio de Robert Fokkens commence étrangement, sonnant comme un grincement de rocking chair qui évolue vers des sonorités nouvelles ponctuées de chuchotements et de cris. Encore une fois, ce n’est pas ludique mais plutôt subversif.
Malheureusement, ça surpasse le capriccio d’Ysaye sur les variations du bien connu 24ème caprice de Paganini, que l’on trouve long, malgré la performance translucide et tendre.
On trouve plus intéressante la valse capriccio moqueuse et sarcastique de Weinberg, interprétée de façon imaginative et acérée. Mais encore, les belles pièces de l’op 81 de Mendelssohn qui suivent offrent toute leur douceur. 
Le disque se termine avec le sextuor de Strauss tiré de son opéra capriccio de 1940, une méditation sur le pouvoir des mots et de la musique, imprégné de nostalgie tardive et romantique.
Ce quatuor, instruit et averti des pratiques historiques, privilégie le son sombre et reedy, avec un jeu régulièrement réchauffé par du vibrato, un vibrato serré presque à l’ancienne qui me bouleverse et dont le son est limpide.

Natasha Loges

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